Selon le centre de ressources photovoltaique.info, l'énergie solaire reçue chaque année par la Terre représente plus de 10 000 fois la consommation mondiale d'énergie primaire. Les panneaux photovoltaïques transforment une partie de cette lumière en électricité. Voici comment ils fonctionnent et ce qu'il faut savoir avant de vous lancer.
Thermique, photovoltaïque ou hybride ?
- Le panneau thermique chauffe l'eau sanitaire (chauffe-eau solaire), parfois aussi la maison. Il ne produit pas d'électricité.
- Le panneau photovoltaïque transforme la lumière en électricité. C'est le sujet de cet article.
- Le panneau hybride produit de l'électricité et récupère une partie de la chaleur.
La puissance d'un panneau photovoltaïque s'exprime en watts-crête (Wc), mesurée dans des conditions d'essai standard. Avec du matériel courant, on compte environ 220 Wc par m² (photovoltaique.info, valeur 2024) : une installation de 3 kWc occupe donc environ 14 m² de toiture.
Comment ça marche ?
Des cellules qui produisent du courant
Les cellules sont faites d'un matériau semi-conducteur, le plus souvent du silicium. La lumière y met des électrons en mouvement : un courant continu apparaît. Un panneau produit moins par temps couvert et en hiver, et rien la nuit : vous achetez alors votre électricité sur le réseau.
Le rôle de l'onduleur
L'onduleur, central ou sous forme de micro-onduleurs sous chaque panneau, convertit ce courant continu en courant alternatif, celui de la maison et du réseau. Il dure en général moins longtemps que les panneaux : prévoyez son remplacement un jour.
Où va l'électricité produite ?
- Elle alimente d'abord les appareils en marche chez vous : c'est l'autoconsommation.
- Le surplus non consommé part sur le réseau, où il peut être vendu.
Ce que l'on peut en attendre
- Moins d'électricité achetée. Chaque kWh consommé sur place est un kWh que vous n'achetez pas. Le gain dépend de votre consommation, de l'installation et de l'ensoleillement : aucun pourcentage d'économie ne vaut pour tous.
- Une électricité renouvelable. Un panneau n'émet pas de CO2 en fonctionnement, mais sa fabrication a un impact.
- Une revente modeste. Le surplus des nouveaux projets est racheté à un tarif très bas : c'est un petit complément, pas un revenu.
Revente du surplus : ce qui a changé en 2026
- Pour les demandes complètes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026, le surplus est acheté au tarif de 1,1 centime d'euro HT par kWh (arrêté du 1er juin 2026). Ce tarif augmente de 2 % par an et atteint environ 1,60 c€/kWh la vingtième année (photovoltaique.info).
- Le contrat dure 20 ans à partir de la mise en service, à condition que l'installation soit achevée moins de 24 mois après la demande complète de raccordement. Sinon, sa durée est réduite (conditions d'application). L'acheteur est en général EDF Obligation d'Achat.
- La prime à l'autoconsommation est supprimée pour ces nouvelles demandes.
- Jusqu'à 9 kWc, seule la vente du surplus donne droit au tarif d'achat : la vente de la totalité n'est plus soutenue depuis le 28 mars 2025.
- Les demandes complètes de raccordement déposées avant le 5 juin 2026 restent aux anciennes conditions, avec la même règle des 24 mois. Les contrats déjà signés ne changent pas.
Le kWh revendu rapporte donc bien moins que le kWh que vous évitez d'acheter. L'intérêt d'une installation repose sur l'autoconsommation.
Autoconsommer davantage
Sans batterie, 20 à 40 % de la production est le plus souvent consommée sur place, d'après des simulations de l'association Hespul de 2024 (source). Pour faire mieux :
- dimensionnez l'installation selon votre consommation réelle, pas selon la surface du toit ;
- faites tourner en journée le chauffe-eau, le lave-linge ou le lave-vaisselle ;
- un gestionnaire d'énergie peut piloter ces appareils automatiquement ;
- une batterie augmente l'autoconsommation, mais elle coûte cher et elle est taxée à 20 %. Si les panneaux et la batterie forment une prestation unique, l'ensemble est taxé à 20 % (BOFiP du 10 juin 2026). Demandez à l'installateur comment le devis est établi.
L'autoconsommation totale, sans vente, est possible. L'installation doit quand même être déclarée au gestionnaire de réseau, et le surplus n'est pas payé.
Aides et fiscalité
- TVA à 5,5 % depuis le 1er octobre 2025, pour 9 kWc ou moins sur un logement, si toutes les conditions sont réunies : panneaux conformes aux critères environnementaux de l'arrêté du 8 septembre 2025 (bilan carbone, teneur en argent, plomb et cadmium) ; gestionnaire d'énergie qui pilote en continu au moins deux usages électriques (BOFiP du 10 juin 2026) ; pose par une entreprise titulaire d'une qualification ou d'une certification professionnelle en cours de validité (loi de finances pour 2026). Sinon, la TVA est à 20 %. Le taux de 10 % pour 3 kWc ou moins ne vaut plus que pour un devis accepté avant le 1er janvier 2026 avec un acompte ou une offre de financement (détails).
- Pas de MaPrimeRénov', ni de certificats d'économies d'énergie (CEE), d'éco-prêt à taux zéro ou de crédit d'impôt pour les panneaux photovoltaïques (photovoltaique.info). Les panneaux hybrides à circulation d'eau, qui produisent aussi de la chaleur, peuvent en revanche ouvrir droit aux CEE, sous conditions.
- Solaire thermique : depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov' « par geste » ne finance plus, en métropole, les équipements solaires thermiques (chauffe-eau solaire, système solaire combiné) ni les capteurs hybrides (service-public.gouv.fr). Ces équipements peuvent encore bénéficier des CEE (primes énergie), sous conditions. Les montants et les bonus changent souvent.
L'installateur doit détenir une qualification professionnelle photovoltaïque en cours de validité, en pratique une qualification RGE (par exemple QualiPV). C'est une condition pour le contrat d'achat et pour la TVA réduite. Vérifiez-la sur le devis et auprès de l'organisme qui l'a délivrée. Demandez aussi l'attestation de qualification de l'installateur et conservez-la : elle n'est plus envoyée d'office à l'acheteur de l'électricité : vous attestez sur l'honneur la détenir, et elle peut vous être demandée.
Votre toiture est-elle adaptée ?
Pas besoin d'habiter dans le Sud : une installation fonctionne partout en France, mais la production varie selon la région (carte de productible). À vérifier :
- Orientation : le sud produit le plus ; l'est-ouest produit mieux le matin et le soir, aux heures où l'on consomme.
- Inclinaison : autour de 30°, c'est favorable. À plat, les panneaux produisent environ 10 % de moins qu'à 30° et se salissent davantage.
- Ombres : arbres, cheminées, bâtiments voisins.
- Toiture et charpente : les panneaux ajoutent du poids et durent 25 à 30 ans. Si le toit doit être refait, faites-le avant.
- Urbanisme : le plan local d'urbanisme ou un monument historique proche peuvent imposer des contraintes.
Les démarches
- Déclaration préalable de travaux en mairie (service-public.gouv.fr). Le délai d'instruction est en général d'un mois, plus en secteur protégé.
- Raccordement : déclaration obligatoire auprès du gestionnaire de réseau (Enedis le plus souvent), même sans vente. Le contrat d'achat se demande avec le raccordement, et la date de la demande complète fixe le tarif.
- Attestation de conformité visée par le Consuel : sans elle, pas de mise en service, et donc pas de contrat d'achat.
L'installateur se charge en général de ces démarches. Comptez plusieurs mois entre la commande et la mise en service (détail des étapes).
Bon à savoir avant de signer
- Le démarchage par téléphone pour vendre des panneaux solaires est interdit, sauf contrat en cours (article L.223-1 du Code de la consommation). La prospection par SMS, courriel ou réseaux sociaux l'est aussi (loi du 30 juin 2025).
- Avant la signature, le professionnel doit vous indiquer par écrit s'il détient la qualification dont dépendent les aides, justificatif à l'appui. S'il fait appel à un sous-traitant, il doit vous donner son identité et vous dire s'il est qualifié (articles L.224-114 et L.224-115 du Code de la consommation).
- Méfiez-vous des promesses d'autofinancement ou de revenus.
Quel entretien prévoir ?
Peu d'entretien, mais un suivi régulier, selon les recommandations de photovoltaique.info :
- surveillez la production et, une fois par an, observez les panneaux depuis le sol et vérifiez l'écran de l'onduleur ;
- le nettoyage n'est pas systématique : sur un toit incliné, la pluie suffit souvent. Si besoin, panneaux froids, perche, éponge douce, eau sans détergent, jamais de haute pression ;
- faites passer un professionnel après environ 3 ans, puis à intervalles de 1 à 10 ans selon les besoins.
Ne montez jamais sur le toit : en cas de panne, appelez un professionnel.
Combien ça coûte ?
Le prix dépend surtout de la puissance, mais aussi du matériel, des options (gestionnaire d'énergie, batterie), de la toiture et du taux de TVA. Comparez les devis en euros par watt-crête. L'outil « Évaluer mon devis » de Hespul et les ordres de grandeur de photovoltaique.info peuvent vous aider. Avec un surplus racheté 1,1 c€/kWh pour les nouvelles demandes, une installation trop grande pour vos besoins injecte beaucoup d'électricité peu rémunérée.
Parlons de votre projet
FERMETURE ECON'HOME étudie votre projet et établit un devis gratuit. La pose des panneaux photovoltaïques est confiée à des entreprises partenaires qualifiées et assurées. Avant de signer, demandez-nous le nom de l'entreprise qui interviendra et le justificatif de sa qualification, puis vérifiez-la auprès de l'organisme qui l'a délivrée. Appelez le 04 72 75 80 80, utilisez le formulaire de devis du site ou écrivez à service-client@fermeture-econhome.com.
Article publié le 20 décembre 2022 par l'équipe Fermeture Econ'Home, mis à jour le 6 octobre 2026.



